Placements financiers : 6 questions à vous poser avant d’investir

Bien investir, ce n’est pas qu’une histoire de sélection de produits financiers. C’est avant tout chercher une cohérence entre vos objectifs et les solutions disponibles. Pour bien choisir, ces six questions fondamentales vous aideront à définir un cap.

 

Quel est mon horizon de placement ?

Avant de prendre toute décision d’investissement, vous devez clarifier vos projets. Pour chacun, vous devez définir un horizon de placement. Quand pensez-vous avoir besoin de votre argent ? Vous n’avez pas à avoir une vision exacte, mais vous devez au moins pouvoir segmenter entre court terme, moyen terme et long terme.

Ces horizons de placement vous serviront de feuille de route : ils détermineront les types d’investissement à privilégier, les enveloppes de placement dans lesquelles les loger.

 

Quel est mon besoin de liquidité ?

La liquidité désigne la facilité avec laquelle il est possible de convertir un investissement en espèces. Un bien immobilier est par exemple moins liquide qu’une action cotée en bourse pour laquelle il s’échange des millions de titres quotidiennement.

Le plus souvent, la liquidité se traduit par par un coût financier : le coût d’exécution peut être plus élevé, la fiscalité moins favorable en cas de sortie précoce… Les placements financiers totalement bloqués existent, mais sont assez rares.

Votre épargne de précaution, placée sur des livrets, doit être votre principale source de liquidité. Vous pourrez ainsi faire des concessions sur la liquidité de vos placements et élargir vos choix.

 

Quelle est ma tolérance au risque ?

La prise de risque est la contrepartie du rendement potentiel : un placement peu risqué rapporte peu, tandis qu’un placement ayant un potentiel de performance élevé est nécessairement risqué. Dans un portefeuille, le risque n’est pas binaire : tout est question de dosage.

Pour trouver le niveau de risque le plus adapté à votre situation, vous devez tenir compte de nombreux facteurs : votre tempérament, votre expérience de l’investissement, l’incertitude que vous êtes prêt à accepter, la composition actuelle de votre patrimoine… 

En pratique, votre gérant privé établira votre profil d’investisseur et vous fera une proposition d’allocation d’actifs personnalisée.

 

Comment vais-je diversifier ?

Le moyen le plus simple de réduire les risques est de diversifier ses placements.

Diversifier signifie répartir ses investissements entre différents actifs qui n’auront pas, le plus souvent, le même comportement dans le temps. La diversification peut s’opérer entre types d’actifs (actions, obligations, immobilier), zones géographiques, secteurs…

L’utilisation de fonds d’investissement, qui regroupent plusieurs dizaines ou centaines de valeurs, facilite la diversification. 

Dans un deuxième temps, assembler plusieurs fonds d’investissement investis sur différents marchés, permet de construire un portefeuille financier encore plus diversifié et de réduire encore davantage le risque global du patrimoine.

 

Comment savoir si c’est le bon moment pour investir ?

Est-ce le bon moment pour investir ? Les marchés ne sont-ils pas trop hauts ? Les perspectives sont-elles bonnes ? 

En théorie, choisir le bon moment pour investir – et désinvestir – en Bourse est la clé du succès. Mais en pratique, c’est impossible. La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas à trouver le bon moment pour investir en bourse pour espérer valoriser votre patrimoine financier. Ce qui compte, c’est surtout de rester investi sur la durée correspondant à votre horizon de placement.

La technique de l’investissement progressif permet aussi de réduire le risque. En investissant tous les mois, tant lorsque les marchés montent que lorsqu’ils baissent, vous diversifiez les points d’entrée et lissez le prix d’achat.

 

Faire seul ou déléguer ?

Combien de temps pouvez-vous accorder à la gestion de votre patrimoine ? Disposez-vous des compétences et des outils nécessaires ?

Comme un jardin, gérer son patrimoine prend du temps et demande une expertise particulière. Gérer est un métier !

Considérez les avantages de la gestion sous mandat. C’est une façon d’accéder à une gestion professionnelle et d’avoir un interlocuteur de référence vers qui vous tourner en cas d’interrogation sur les sujets patrimoniaux et fiscaux, tout en libérant du temps.