Les risques et défis associés à la gestion sous mandat - et comment les gérer
La gestion sous mandat séduit de plus en plus d’investisseurs en quête de simplicité, de professionnalisme et de performance dans la gestion de leur patrimoine financier. Pour autant, si cette solution présente de nombreux avantages, elle n’est pas exempte de risques ni de défis. Mieux vaut les connaître pour les anticiper et s’assurer que cette délégation s’inscrit pleinement dans une stratégie patrimoniale cohérente et maîtrisée.
Le risque de perte en capital – un risque inhérent aux marchés financiers
Le principal risque auquel s’expose tout investisseur, mandaté ou non, reste celui de la perte en capital. En gestion sous mandat, le gérant agit selon un mandat défini avec le client, mais il ne peut écarter les aléas de marché : baisse des indices, crise géopolitique, choc monétaire ou événement inattendu, ces facteurs peuvent faire varier significativement la valorisation du portefeuille.
Ce risque est accentué si le mandat est investi majoritairement en actions ou dans des actifs volatils. Il est donc essentiel que le profil de risque soit correctement défini au départ, qu’il soit compris par le client et qu’il soit régulièrement réévalué en fonction de l’évolution de sa situation personnelle ou de ses objectifs.
Comment le gérer ?
Par un dialogue approfondi lors de la mise en place du mandat, par une diversification rigoureuse des actifs, et par une revue régulière du portefeuille avec le gérant privé. Une bonne allocation d’actifs reste la meilleure défense contre les fluctuations des marchés.
La « perte de contrôle » perçue par certains clients
L’un des freins fréquents à la gestion sous mandat est psychologique : confier la gestion de son portefeuille à un tiers peut générer un sentiment de dépossession. Certains investisseurs, habitués à gérer en direct, peuvent vivre difficilement le fait de ne plus intervenir dans les choix tactiques ou les arbitrages.
Comment le gérer ?
Par la transparence. Le mandat de gestion n’exclut pas l’information : les reportings réguliers, les accès digitaux aux portefeuilles, les revues de gestion et les échanges directs avec le gérant permettent au client de rester acteur. De plus, certains mandats peuvent être assortis de contraintes spécifiques (orientation de gestion, approche ISR), qui renforcent le sentiment d’adhésion.
Les frais de gestion et leur impact sur la performance nette
La gestion sous mandat implique des frais spécifiques : les frais de gestion. Pour certains clients, ces frais peuvent apparaître élevés comparés à une gestion passive ou autonome.
Comment le gérer ?
En étant transparent sur la structure de frais dès l’origine, en veillant à ce qu’elle soit proportionnée à l’encours et à la stratégie. Surtout, il convient d’évaluer ces frais à l’aune de la valeur ajoutée offerte : discipline de gestion, disponibilité du gérant, performance ajustée au risque, accessibilité à des supports exclusifs, allocation dynamique, etc.
En résumé, la gestion sous mandat est un outil puissant, mais comme tout outil, il doit être bien manié. Connaître ses risques et ses limites, c’est la meilleure manière de les contenir. Pour l’investisseur averti comme pour le client en quête de délégation, la clé réside dans la clarté du cadre initial, la qualité de l’échange avec le gérant, et la transparence de la relation dans la durée.
En anticipant ces défis et en adoptant une gouvernance patrimoniale exigeante, la gestion sous mandat devient non seulement une solution d’efficacité, mais aussi un levier de confiance et de performance dans le temps long.