Interview d'Olivier de Berranger dans Funds Magazine

Interview parue dans Funds Magazine le 24 novembre 2025.
Depuis le rachat par LBP AM, La Financière de l’Echiquier (LFDE) a beaucoup changé. Pouvez-vous nous rappeler les grandes étapes de cette transformation ?
Cette transformation a connu deux étapes. La première concerne l’acquisition de 100 % du capital de LFDE par LBP AM en juillet 2023. S’en est suivie une période de réflexion sur l’optimisation des forces de gestion de conviction et de crédit de spécialité présentes dans le groupe. Très tôt, il a été décidé que Tocqueville Finance, filiale de gestion actions de conviction de LBP AM soit absorbée par LFDE. Ce qui a eu lieu le 1er avril 2024.
Il n’a jamais été question d’intégrer LFDE à LBP AM ?
LBP AM a des expertises fortes sur la dette privée – immobilière, corporate, infrastructure –, la performance absolue, les convertibles, les fonds de fonds, etc. Les discussions ont surtout porté sur Tocqueville Finance, avec pour objectif de regrouper nos forces sous la marque LFDE et éviter les doublons. A ce jour, la marque Tocqueville Finance a été conservée pour le réseau de La Banque Postale, parce qu’elle y a une bonne visibilité. La marque La Financière de l’Echiquier est quant à elle plutôt dédiée à la distribution externe, c’est-à-dire les banques privées, family offices, CGP et investisseurs institutionnels. 100 % des fonds actions ne sont cependant pas chez LFDE, LBP AM conservant les fonds gérés avec une approche quantitative, mais 100 % de la gestion de conviction sur les actions et le crédit sont logés chez LFDE.
Ce qui représente combien d’encours sur ce nouveau périmètre ?
Avec l’effet marché et la collecte, les encours de LFDE s’élèvent cette année à environ 27 Md€. 2024 a été l’année de la mise en ordre : être filiale d’un groupe bancaire n’est pas la même chose qu’être détenu indirectement par un fonds de private equity. Nous avons renforcé nos pratiques en matière de compliance, de reporting et de sécurité informatique. Pour la mise en conformité du règlement DORA en début d’année par exemple, LFDE a bénéficié de la rapidité d’exécution et de l’implication des équipes du groupe. Etre une filiale de LBP AM est un atout, pour nos clients institutionnels notamment.
Comment LFDE parvient-elle à garder son esprit boutique dans ce nouveau cadre ?
En étant une filiale avec une identité forte ! Nous bénéficions du meilleur des deux mondes avec la force d’un grand groupe, ce qui rassure les investisseurs notamment dans le cadre de notre développement européen, et le maintien de notre culture entrepreneuriale. Nous avons conservé nos bureaux, intégré les équipes de Tocqueville Finance sans perdre notre identité, renforcé nos expertises, nos styles de gestion – LFDE est notamment devenue un acteur majeur de la value à Paris – et complété notre offre de fonds sur l’Asie notamment. Nous couvrons à présent quasiment tous les marchés, tous les segments de la cote et tous les styles, avec, de plus, différents degrés d’intensité ESG. La palette de produits étant très vaste, nous avons retravaillé la gamme en fusionnant certains fonds. L’esprit boutique est toujours présent, mais avec la force d’un groupe puissant qui va contribuer à notre développement en Europe.
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