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MACROSCOPE : l'édition du 15 Octobre

Le thème de la semaine : dégringolade ?

 

Alors que la semaine s’achève, difficile de trouver du vert sur les écrans ! Les marchés actions viennent de connaître une correction brutale et généralisée, qui a touché tous les marchés, amenant la plupart des performances annuelles des indices, à l’exception des Etats-Unis, en territoire négatif. Pourquoi un tel mouvement ?

Les raisons sont multiples. Amorcé par la remontée des taux américains depuis la semaine précédente, ce mouvement baissier a été alimenté par la confrontation budgétaire entre le gouvernement italien et la Commission européenne, par des doutes sur la croissance émergente, le récent assouplissement monétaire de la People’s Bank of China (PoBC) ayant été perçu comme le signal que la croissance domestique avait besoin de soutien, et par la poursuite des tensions commerciales… entre autres.

Rien de réellement nouveau sous le soleil, pourtant. A l’image des craintes suscitées par une hausse pourtant bien modeste des taux longs américains, les marchés commencent simplement à intégrer certaines réalités. Ils ont également profité de cette conjonction de facteurs pour effectuer une purge probablement nécessaire eu égard aux excès de valorisation dans certains compartiments. En effet, les valeurs de croissance et les valeurs technologiques, autrefois adulées, ont été les plus impactées. En deux jours, l’indice technologique FANG+ a perdu 6%. Depuis le début de l’année, toutes les valeurs chères ont progressé et toutes celles bon marché ont continué de baisser. Un début de rattrapage rapide se dessine dans cette baisse, et la rotation de style a été particulièrement violente, amenant la croissance, en Europe, à perdre toute l’avance qu’elle avait sur le value.

Par ailleurs, la violence du mouvement a probablement été amplifiée par l’action des stratégies quantitatives ou systématiques, dont l’activation de certains stop-loss a entraîné des ventes massives. Morgan Stanley estime ainsi qu’avec la disparition des gains du facteur momentum, les hedge funds ont effacé la quasi-totalité de leurs performances de l’année. Autre facteur « technique » important, la période dite de black-out qui précède la publication des résultats d’entreprises aux Etats-Unis. Durant cette période, qui durera jusqu’à la fin du mois, les entreprises américaines ne sont pas autorisées à procéder à des rachats d’actions. Or, depuis un an, aidées par la réforme fiscale qui leur a permis de rapatrier le cash détenu à l’étranger, les entreprises américaines ont été quasiment les seuls acheteurs nets d’actions américaines. Cette période de black-out retire donc un facteur de soutien majeur au marché américain.

A court terme, le mouvement pourrait se poursuivre malgré un premier rebond technique, notamment parce que les stratégies systématiques pourraient encore vendre massivement des positions. Néanmoins, les phases de ventes indiscriminées peuvent être sources d’opportunités. Se fixer des cours d’entrée sur des valeurs injustement sanctionnées est sans doute la meilleure tactique pour les semaines qui viennent.

 

Telex

 

►    Le FMI doute. Le FMI a abaissé ses prévisions de croissance mondiale à 3,7% pour 2018 et 2019, contre 3,9% estimé au printemps. La croissance de l’économie mondiale n’accélérerait donc plus par rapport à 2017. Dans le détail, cette révision touche l’ensemble des pays, dans des proportions différentes. La croissance américaine est ainsi révisée de -0,2% seulement en 2019, et celle de la zone euro également de -0,2%, seulement pour 2018. En revanche, la croissance des pays émergents est abaissée de -0,2% pour les deux années, et celles des pays en développement de -0,4%. Le FMI indique également que tout retournement brutal pour les pays émergents constituerait une menace importante pour les économies développées.

►    Les désarrois de l’élève allemand. La production industrielle en zone euro a globalement surpris à la hausse au mois d’août. Pour l’ensemble de la zone euro, elle progresse de 1% sur le mois contre 0,5% attendu et de 0,9% sur un an glissant contre -0,2% estimé. Dans le détail, les principales bonnes surprises viennent de France (0,3% sur le mois contre 0,1%) et d’Italie (1,7% contre 0,8% attendu) tandis que l’Allemagne déçoit, avec une production industrielle qui a reculé en août de -0,3% alors qu’elle était attendue en hausse de 0,3%.

►    Délai supplémentaire. Comme un écho rassurant à la hausse des taux longs américains qui inquiète tant les marchés, l’inflation de septembre est ressortie en-dessous des attentes. Sur un mois, l’inflation totale, tout comme l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) progresse de 0,1% contre 0,2% attendu. Sur un an, les prix à la consommation progressent de 2,3% (contre 2,4% attendu), et de 2,2% (contre 2,3%) hors énergie et alimentation.

 

 

Le picking de la semaine

VIRBAC : un redressement qui se poursuit

 

L’actu. Quelques semaines après une publication semestrielle encourageante, VIRBAC confirme son redressement en publiant un chiffre d’affaires de 204 millions d’euros au troisième trimestre, en progression de 9% à change constant. Le spécialiste français de la santé animale bénéficie principalement du rebond de son activité aux Etats-Unis.
Notre analyse. Après 3 années difficiles, le momentum commence à s’inverser pour VIRBAC : l’activité américaine retrouve le chemin de la croissance, le groupe a relevé ses objectifs de marge pour 2018 et la situation bilancielle paraît désormais sous contrôle. Nous pensons que 2017 a marqué un point bas en termes d’exécution opérationnelle et de valorisation boursière : le retournement de la division américaine et la poursuite de la croissance dans les émergents devraient entraîner une forte progression des résultats d’ici 2020. De plus, le groupe pharmaceutique prévoit de réduire de 30 millions sa dette d’ici la fin de l’année. Enfin, VIRBAC conserve un aspect spéculatif à terme, le secteur de la santé animale étant en consolidation rapide.

 

En conclusion. Après deux années difficiles, ces résultats confirment le redressement du français VIRBAC, qui a par ailleurs confirmé ses objectifs pour 2018. Nous conservons dans Echiquier Entrepreneurs notre position initiée au mois de mars dernier.

Le fonds à la loupe

Echiquier Entrepreneurs : la recherche des meilleures opportunités d’investissement au sein de l’univers des petites valeurs européennes

ISIN Echiquier Entrepreneurs part A : FR0011558246 – Niveau de risque : 5/7
ISIN Echiquier Entrepreneurs part G : FR0013111382 – Niveau de risque : 5/7
Source : Morningstar – Données au 28/09/2018 – 5 étoiles overall dans la catégorie Actions Europe Petites Cap. chez Morningstar. ©2018 Morningstar, Inc. Tous droits réservés. Les informations contenues ici : (1) appartiennent à Morningstar ; (2) ne peuvent être reproduites ou redistribuées ; et (3) ne sont pas garanties d’exactitude, d’exhaustivité ou d’actualité. Ni Morningstar, ni ses fournisseurs de contenu ne sont responsables en cas de dommages ou de pertes liés à l’utilisation de ces informations. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
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