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Bien-être et performance, une idylle qui a de l’avenir

Le bien-être des salariés et la performance économique des entreprises font-ils bon ménage ? La réponse est oui !

En témoigne le dossier consacré à ce sujet dans la Harvard Business Review (janvier 2012), dans lequel  les études citées mettent toutes en évidence un lien de cause à effet entre le taux d’engagement des salariés (largement mesuré à partir du taux de satisfaction) et une meilleure efficacité pour les entreprises. On notera, par exemple, que les salariés évalués comme étant les plus engagés vis-à-vis de leur entreprise sont plus productifs (+27%) par rapport aux salariés les moins engagés. Par ailleurs, leur taux d’absentéisme est également très inférieur, 15 jours d’écart par an avec les salariés les moins bien notés ! (étude menée sur un échantillon d’entreprises américaines par Gretchen Spreitzer et Christine Porath, professeurs d’Université du Michigan et de Georgetown).

Si ces enquêtes sur la mesure de l’engagement des salariés se multiplient, elles ne sont pas encore systématiques. Néanmoins, d’autres indicateurs permettent de se faire une bonne idée du degré de motivation des salariés en l’absence de telles enquêtes.  Ainsi, l’excellent historique de croissance rentable de CRODA vient illustrer le lien solide entre satisfaction des salariés et performance financière de l’entreprise.

En effet, CRODA, groupe de chimie de spécialité, qui exerce un très fort leadership dans les principes actifs pour les produits de soin (santé, beauté), a fondé toute sa stratégie de développement sur une très forte innovation produits et sur une grande proximité avec ses clients. Le groupe compte 3000 salariés dont 1000 chimistes. Les enjeux majeurs du groupe en matière de gestion des ressources humaines portent sur la capacité à former et à garder les meilleurs chercheurs ainsi qu’à fidéliser les équipes commerciales qui développent des liens très forts avec les grands comptes. La stratégie d’actionnariat salarial (65% des salariés sont actionnaires), une rémunération bien équilibrée entre objectifs financiers et extra financiers, un investissement très volontariste dans la formation (30 jours en moyenne par salarié en 2010, pour un objectif initial de 20 jours par an) permettent au groupe de fidéliser ses équipes clé. Le très faible turnover (5% dont seulement 3% de départs volontaires et ce, depuis plusieurs années) témoigne de la satisfaction des salariés et conforte l’impression très qualitative que nous laisse chacun des entretiens que nous avons menés avec le management.