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Point Marchés

Des réactions des marchés nettement exagérées.

Macro économie et marchés

9ème séance de baisse consécutive des marchés d’actions, chute ce jeudi de l’ensemble des places de 3.9% pour le cac  à  4.8%  pour le S&P 500, le « sell-off » de ce début août  est spectaculaire.

Le mouvement de «  flight to quality » est particulièrement violent, toutes les classes d’actifs à risque s’inscrivent en repli au profit de l’emprunt d’état allemand,  le  bund à 10 ans est à  2.3%  (il retrouve presque son plus bas niveau de l’an dernier).

Les raisons des inquiétudes sont connues: niveaux de dette particulièrement élevés des deux côtés de l’atlantique et, en conséquence, attente de mesures de rigueur qui nous entraineraient directement en récession. Nous ne nions pas la gravité de la situation mais considérons que le marché « price » une dépression là où s’annonce un ralentissement.

Certes, la hausse des spreads des pays européens rend la situation encore plus délicate mais nous considérons que les politiques feront le nécessaire pour agir de concert et éviter à l’avenir tout défaut.

Nous ajoutons que la très forte correction actuelle des prix des matières premières (-16 % pour le baril depuis 10 jours) devrait jouer un rôle d’appel d’air pour la croissance.

Pourquoi rester investis en actions?

Les valorisations des entreprises, avec un price/book de l’eurostoxx  à  1.10 sont à des niveaux historiquement bas, pour des entreprises qui sont loin de présenter la pire configuration tant de par leur activité que de par la qualité de leurs bilans.

En effet, même si certaines valeurs cycliques ont déçu, les résultats des entreprises sur les deux premiers trimestres de 2011 ont été au-dessus des attentes. Nul ne peut par ailleurs nier le niveau d’endettement au plus bas.

Que fait l’équipe de gestion ?

Pas d’angélisme pour autant, l’équipe de gestion est à la manoeuvre, et une réelle  réactivité s’impose. Dans l’ensemble les mouvements ont porté sur la cession des valeurs exposées à la dette souveraine (même si les financières  étaient très sous-représentées dans notre gestion) ainsi que les entreprises soumises à de futures restrictions budgétaires.

L’équipe privilégie des valeurs de croissance dont les résultats ont surpris par leur robustesse au deuxième trimestre, avec un biais consommation émergente réaffirmé. C’est une réalité validée tant par les publications américaines qu’européennes: la croissance mondiale est là, les émergents relayant la faiblesse de la vieille économie.

Compte tenu de la situation, un regard particulier est porté quant à la qualité des bilans des entreprises. La menace d’accentuation du « sell-off » nous porte à rester (comme toujours) vigilants quant à la liquidité des fonds.

Fort des convictions précitées, l’ensemble des fonds actions maintient un niveau relativement élevé d’investissement (90 % en moyenne).

Nous considérons les réactions actuelles du marché comme nettement exagérées, un très bon moment pour se pencher sur les dossiers de nos « watch lists » et saisir les meilleures opportunités.

L’équipe Financière de l’Echiquier