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MACROSCOPE : l'édition du 10 novembre

Le thème de la semaine : Résultats d’entreprises: attention au trompe-l’œil!

 

La saison des publications du 3ème trimestre s’achève aux Etats-Unis ; elle bat son plein en Europe. Pour quel bilan ?

Aux Etats-Unis, le premier regard éblouit. 77% des entreprises ont dépassé les attentes sur résultats et 67% les attentes sur chiffre d’affaires. La croissance des BPA, attendue à 5,4% sur un an, sera plus proche des 6,2%. Des chiffres à contempler avec envie… et méfiance, tant les disparités sont grandes entre les titres et les secteurs, ainsi qu’entre les types d’entreprises. Les progressions sont fortes pour les entreprises réalisant la majorité de leurs ventes hors des Etats-Unis, tandis que les entreprises « domestiques » restent sur des niveaux de croissance de chiffre d’affaires modérés (+3,5% sur un an).

Ces entreprises ont pâti de phénomènes exceptionnels comme le passage des cyclones à la fin de l’été, mais les chefs d’entreprises pointent surtout le manque de dynamisme de l’économie américaine et la concurrence accrue sur le marché domestique, qui empêche la remontée des prix.

La tendance européenne est en droite ligne du précédent trimestre : de bons résultats globaux, de très bons résultats pour certaines entreprises mais aussi davantage de sociétés significativement en-dessous des attentes (environ 25%) et des réactions de marché très prudentes. Beaucoup de bons résultats auront été salués poliment, voire pas du tout, les investisseurs préférant prendre leurs profits sur les gagnants de l’année. Peu d’entre eux ont profité des fortes baisses de certains titres pour se repositionner de manière contrariante pour la fin d’année.

Des deux côtés de l’Atlantique, la dispersion des performances sectorielles est très grande (voir graphiques) et les gagnants sont souvent les mêmes : Energie, Utilities,Immobilier et Technologie, notamment aux Etats-Unis, avec un nouveau trimestre spectaculaire des GAFA. Les perdants également : Télécoms, Santé et Services financiers.

Nous avions prédit que la prime reviendrait à la sélectivité : cette saison en est un très bon exemple.

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Telex

 

A quatre mains.  Après celui présenté par la Chambre des représentants la semaine passée, les sénateurs américains ont présenté jeudi leur propre projet de réforme fiscale. Ces deux textes devront être votés par leur assemblée respective avant d’être rapprochés pour aboutir à un texte unique. Or, les différences qu’ils présentent aujourd’hui présagent de négociations longues et compliquées. De plus, le texte sénatorial anticipe une baisse de l’IS qui n’aurait pas lieu avant 2019. Des nouvelles très mal reçues par un marché sans doute trop optimiste sur la conclusion d’un accord définitif d’ici la fin d’année.

Europtimisme. La Commission européenne a revu en hausse ses prévisions de croissance pour la zone euro, à 2,2% en 2017 (contre 1,7% prévu en mai) et à 2,1% en 2018 (contre 1,8%). Elle a également donné une première estimation pour 2019, à 1,9%. La Commission note en effet que les principaux risques sur la croissance proviennent de phénomènes externes. Au sein de l’Union européenne, les principaux risques sont les négociations autour du Brexit, une trop forte appréciation de l’euro et une remontée trop brusque des taux longs.

Même pas peur ! L’INSEE a publié cette semaine sa dernière enquête sur les perspectives d’investissement dans l’industrie en France. Après plusieurs révisions à la hausse, cette livraison anticipe un net ralentissement de la croissance de l’investissement, les chefs d’entreprises interrogés parlant même d’une stagnation voire d’une légère baisse pour 2018. Plusieurs explications à ce revirement. D’abord, la prévision pour 2017 réalisée il y a un an avait été très sous-estimée. Par ailleurs, les craintes affichées tiennent essentiellement au contexte politique mondial. Quant au ralentissement de la croissance de l’investissement décrit, il ne serait pas de nature à enrayer la dynamique de croissance de l’Hexagone.

 

 

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Le picking de la semaine

SCHAEFFLER, spécialiste des pièces et systèmes automobiles et industriels liés à la fonction de roulement

 

► Petit retour en arrière. Avant la publication du deuxième trimestre 2017, l’équipementier allemand avait averti sur ses objectifs annuels, annonçant une marge à 9,9% sur le trimestre contre 12,5% anticipé pour l’année. Nous avions rouvert le dossier à cette occasion. Le groupe avait ensuite profité de sa journée investisseurs pour faire une démonstration de force sur ses technologies et arguer de l’incident de parcours lié à une hausse temporaire des frais de R&D et à des problèmes logistiques.

Aujourd’hui. La publication des résultats du troisième trimestre donne corps aux promesses du management. La marge d’EBIT remonte à 12,1% (objectif de marge annuelle de 11,5%) et la société confirme ses perspectives. La croissance est au rendez-vous, avec un chiffre d’affaires en hausse de 7,4% en glissement annuel et une génération de 333 millions d’euros de flux de trésorerie nets sur le trimestre. La croissance de la division automobile (+6,9% à changes constants) est tirée par la Chine (+26,3%) et la division industrielle affiche un fort dynamisme, avec une croissance de 9,2% à changes constants. Sur le front des marges, la division industrielle poursuit son amélioration tandis que l’automobile souffre toujours temporairement d’une accélération de la R&D centrée sur les motorisations hybrides. La baisse du niveau de dette (un aspect important du cas) s’accélère et se traduit par une réduction des frais financiers (-104 millions d’euros vs. -320 millions sur les 9 premiers mois).

►Conclusion. Une publication rassurante, qui valide notre cas d’investissement. Nous conservons dans Echiquier Value.

Le fonds à la loupe : Echiquier Value

l’amour des valeurs délaissées

 

 

Value

Auteurs : Olivier de Berranger, CIO ; Enguerrand Artaz, Cross Asset Manager

 

ISIN Echiquier Value : FR0011360700 – Niveau de risque : 5/7
Source : Morningstar – Données au 31/10/2017 – 5 étoiles sur 3 ans dans la catégorie Actions Zone Euro Flex. chez Morningstar.
La notation Morningstar est basée sur la part Retail.
Code ISIN de la part institutionnelle Echiquier Value G : FR0007070883
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