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Le point sur ARTY en vidéo

ARTY fêtera le 30 mai prochain ses cinq années d’existence et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il aura évolué dans des périodes de marché chahutées : effondrement des « subprimes », faillite de Lehman Brothers, blocage des marchés de crédit, pire récession économique depuis la seconde guerre mondiale, crise des obligations souveraines, menaces de dislocation de l’Euro, faillite de la Grèce… L’environnement a été plutôt anxiogène pour ARTY, fonds diversifié qui investit librement sur le passif des entreprises privées de la zone euro (actions, obligations et billets de trésorerie).

Dans l’univers assez vaste, voire complexe, des fonds diversifiés, ARTY a fait le choix de la simplicité et de la transparence. Sa poche actions peut représenter de 0 à 50% de l’actif net, sans contrainte de taille de capitalisation mais en privilégiant les actions d’entreprises européennes qui versent des dividendes intéressants et récurrents. Le reste du fonds est investi en produits de taux, aujourd’hui quasiment exclusivement en obligations du secteur privé dont la rémunération par rapport aux emprunts d’Etat est particulièrement attractive. ARTY peut aussi investir jusqu’à 35% de cette poche de produits de taux dans des obligations « High Yield » ou non notées.

Enfin, la stratégie de gestion d’ARTY privilégie la mobilité dans ses investissements en se concentrant sur la classe d’actifs, l’émetteur et le produit qui offrent le meilleur rapport entre risque et rendement attendu.

Les opérations

Conjoncturelles

L’exposition d’ARTY aux marchés actions européennes a fortement varié au cours de l’année. Si nous n’avions pas hésité à prendre des profits mi-août à la suite des déclarations fortes de Mario Draghi sur la pérennité de la zone euro, le poids de la poche actions a été remonté d’un plus bas de 17,9% début septembre à 35,1% en cette fin novembre. Nous avons ainsi trouvé une porte d’entrée sur le secteur du luxe où ARTY était sous-investi. Aux côtés de BMW, leader mondial de l’automobile premium, figurent désormais CHRISTIAN DIOR et PPR. La concentration de ce dernier en « pure player » du luxe après les cessions de REDCATS et la cotation de la FNAC sera un moteur de revalorisation d’une société qui ne vaut que 13 fois ses résultats 2013.

Sur la partie obligataire, ARTY a fait le choix d’être très investi en obligations « High Yield » et non notées depuis le printemps. La part de ce type d’émetteurs a constamment représenté de 30 à 35% (maximum autorisé) du total des obligations détenues en portefeuille. Nous restons concentrés sur les émetteurs des secteurs industriels et de services (CONTINENTAL, BOLLORE, FAURECIA, LAFARGE, REXEL…) en évitant les obligations émises par des véhicules purement financiers. Les rendements offerts vont de 3,5 à 7, ce qui se compare favorablement aux emprunts d’Etat.

Fondamentales

Le choix d’investir sur des actions offrant un dividende élevé avait conduit ARTY à son lancement à sélectionner plusieurs dossiers dans l’univers des télécommunications ou des services aux collectivités. Depuis bientôt deux ans, ARTY a préféré s’alléger voire sortir complètement de cette thématique (FRANCE TELECOM, EDF, KESA ou COLAS) qui constitue selon nous des rentes déclinantes car trop domestiques. ARTY privilégie ainsi des entreprises branchées sur la croissance mondiale mais qui n’oublient pas de rémunérer leurs actionnaires par un dividende qui se compare favorablement au faible niveau des taux.

ARTY a entamé début juillet un retour vers les obligations de banques et « corporate » italiens qui représentent aujourd’hui 20% de la poche obligataire. Les efforts budgétaires importants et les réformes du gouvernement de Mario Monti, soutenus par la BCE et les institutions européennes, nous ont incités à investir sur des obligations émises par FIAT, UNICREDIT, INTESA SAN PAOLO ou ENEL. Nous restons pour le moment plus circonspects sur les valeurs financières espagnoles toujours absentes de notre portefeuille. Nous avons tout de même renforcé nos positions en TELEFONICA : l’opérateur téléphonique qui réalise un quart de son EBITDA en Espagne a clairement fait le choix de favoriser ses créanciers en annonçant une forte diminution de son dividende (près de 5Md€ non versés, soit une réduction de son ratio dette nette/EBITDA de 0,2 x), la vente d’actifs non stratégiques, la cotation de TELEFONICA Allemagne et la possible mise sur le marché de 10 à 15% de ses activités d’Amérique Latine. Le couple rendement/risque de TELEFONICA plaide clairement en faveur de ses obligations plutôt que de ses actions.

Stratégie

Pour attaquer 2013, ARTY est investi à 35,1% aux marchés actions européennes dont la valorisation absolue et relative nous semble attractive. Dans les mois qui viennent, sa poche obligataire bénéficiera de nombreuses opportunités nées du vaste mouvement de désintermédiation du financement des entreprises européennes qui délaissent les banques au profit des investisseurs : avec près de 2 000 entreprises dans notre base de données, ARTY est prêt à accompagner ce mouvement de fond.

ARTY est en hausse de 11,8% depuis le début de l’année et de 26,4% depuis son lancement.